Catégories
Conseils

TD en fac de droit : 7 conseils pour les réussir

En arrivant à la fac de Droit, vous découvrez un nouveau fonctionnement. Vous avez des « TD » (travaux dirigés). Mais c’est quoi un TD ? C’est un moment privilégié en compagnie d’un(e) chargé(e) de TD pendant lequel le cours magistral sera approfondi et la méthodologie juridique travaillée.

Les matières à TD peuvent peser plus lourd sur la balance en termes de coefficients, voici 7 conseils pour bien réussir vos TD en droit ✨.

Qu’est-ce qu’un TD en Droit ?

En arrivant à la fac de Droit, on peut vite se sentir perdu, stressé par ce tout nouveau fonctionnement, ces TD, CM, majeures mineures, chargé(e) de TD…

Bref, ce nouvel univers mérite qu’on s’y intéresse de plus près pour mieux en comprendre les attentes. Le fonctionnement des travaux dirigés en Droit, ces séances de mise en application concrète de la théorie étudiée en CM, n’aura plus de secrets pour vous.

Comment fonctionnent les TD en Droit ?

Le TD correspond à l’application concrète du cours dispensé en amphi. Toutes les matières assorties d’un TD sont des « majeures » (ou des fondamentales). Les TD à l’Université constituent des moments privilégiés pour l’étudiant.

  • Privilégiés, car un(e) chargé(e) de TD compétent(e) donnera corps et âme pour permettre aux intéressés de comprendre la théorie étudiée dans les matières majeures correspondantes.

💡 D’ailleurs, qui sont les chargés de TD ? Il s’agit de professionnels comme des avocats ou des notaires ou des étudiants en doctorat (aka doctorants).

  • Privilégiés car ces séances se déroulent en petit comité.

Vous retrouverez la salle de classe de type lycée plus appropriée aux échanges et interactions que l’amphi. Un groupe de TD compte généralement entre 25 et 30 étudiants (parfois un peu plus aussi…).

  • Privilégiés car les TD aident à comprendre et approfondir la majeure concernée.

Par exemple en L1 Droit vous pouvez avoir des TD de droit constitutionnel qui accompagnent le cours du même nom. Lors de ces séances, vous pourrez mieux comprendre l’intérêt d’apprendre toutes ces époques historiques : elles ont permis de faire évoluer les sociétés et leurs institutions. Quant au TD de droit des personnes, il vous aidera à y voir plus clair lorsqu’il s’agit de mettre en pratique les règles relatives à la protection des majeures.

En L2 Droit, vous serez ravi(e) de pouvoir profiter d’un TD en droit administratif pour accompagner la théorie étudiée en cours magistral, l’analyser et l’approfondir. De même, le TD en droit des obligations vous permettra d’étudier des situations pratiques afin de savoir quand et comment demander la nullité d’un contrat.

Bref, vous l’aurez compris, chaque année vos matières majeures (parfois au choix) seront accessoirisées d’un TD pour permettre leur meilleure compréhension et approfondissement.

Les matières à TD sont en moyenne assorties de 10 séances de TD (l’une pourra constituer ce qu’on appelle le « contrôle continu »). Chaque séance dure 1h30 (sauf le contrôle qui peut durer 3h00).

  • Chaque TD compte dans la moyenne de « l’Unité d’Enseignement » (UE) de la matière, mais généralement le coefficient est moins élevé que le CM.

Vous pouvez avoir un TD qui vaut 40% contre un CM qui en vaut 60% (mais du 50/50 est encore pratiqué dans certaines facs de Droit).

Par exemple, si vous avez 12 de moyenne en TD, il vous faudra au moins 5,2 au CM pour avoir 10 à l’UE (et donc la valider).

  • Dans chaque TD vous aurez des notes qui dépendent des modalités d’évaluation prévues par l’Université.

Mais vous aurez généralement des devoirs maison à rendre, un ou plusieurs contrôles continus (qui généralement constituent une sorte d’examen blanc en prévision du partiel de fin de semestre), parfois des notes d’oral ou de participation.

L’objectif de ces séances sera que vous soyez prêt à passer le partiel de fin de semestre, c’est-à-dire que vous maîtrisiez la méthodologie et les grandes thématiques du cours.

Comment se passe une séance de TD en Droit ?

Lorsque vous arrivez en TD il faut (c’est impératif) avoir préparé la séance avec sérieux. Chaque TD aura un déroulement différent en fonction de l’enseignant en charge mais vous retrouverez toujours :

  • Les « fiches » de TD (ou plaquettes, fascicules…) :

Il s’agit d’un document envoyé ou remis par le chargé de TD à l’étudiant. Ce fascicule est généralement composé :

  • D’un ou plusieurs exercices juridiques (dissertation, cas pratique ou commentaire d’arrêts) ;
  • De document à étudier (doctrinaux à analyser ou arrêts à ficher) ;
  • Parfois de références bibliographiques (qui vous servent pour approfondir les thèmes).

Chaque plaquette porte sur un thème spécifique à la matière, par exemple, en L2 vous pouvez avoir un TD qui porte sur « les avant-contrats ».

💡 Lors de chaque séance, le chargé de TD est susceptible de ramasser l’exercice qui était à réaliser pour vous mettre une note.

  • Un contrôle :

Le contrôle (galop d’essai, khôlle) est prévu pour vérifier vos connaissances et votre maîtrise de la méthodologie. Il se déroule généralement en cours de semestre et a parfois un coefficient plus élevé que les devoirs maison ou notes d’oral.

  • Une correction :

De manière générale, le chargé de TD apporte des éléments de correction, tant à l’exercice à réaliser, qu’aux analyses des documents. Ces moments sont précieux car vous pouvez échanger, proposer vos points de vue et même poser des questions.

Ils vous permettent de mieux comprendre les attentes méthodologiques et d’approfondir vos connaissances de la matière.

td fac de droit

Comment réussir ses TD en Droit ?

Les TD peuvent peser lourd dans la balance et conditionner votre réussite. Les travailler sérieusement est essentiel, car c’est grâce aux travaux dirigés que vous pourrez maîtriser la méthodologie juridique indispensable à la réussite des études de Droit.

Avec de la régularité, de l’implication, de la préparation, de la méthode, de l’entraînement et de la participation, vous réussirez vos TD à tous les coups.

La régularité 

S’imposer un travail régulier est indispensable pour réussir à la fac de Droit (et ailleurs). La charge de travail peut être très importante, et la laisser s’accumuler ne fera qu’apporter du stress supplémentaire.

Il faut s’imposer une discipline pour travailler régulièrement afin de réaliser toutes les séances de TD, oui, toutes. Pourquoi ? Parce que chaque séance porte sur un thème spécifique d’une part, et surtout parce qu’elle est une occasion supplémentaire de s’entraîner à la méthodologie d’autre part.

Aussi, travailler avec assiduité vous permettra de revoir votre cours au fur et à mesure. Cette implication vous assure un gain de temps pour la suite du semestre (et pour les révisions lorsque la période du contrôle continu qui arrivera sans prévenir).

💡 Vous pouvez profiter de ces séances de TD pour pratiquer la méthode de la répétition espacée pour mémoriser sur le long terme votre cours qu’il s’agit de revoir votre cours à intervalles.

L’implication

S’impliquer ne se limite pas à être présent en TD. Certes, s’y rendre est essentiel, mais se limiter à une présence physique sera insuffisant. Soyez connecté émotionnellement avec vos cours (sans exagérer). Vivez le TD. Ne prenez pas des notes sans savoir de quoi il s’agit. Lorsque vous assistez à un TD, soyez attentifs.

Lorsque vous prenez la correction du TD comprenez-la. Elle ne doit pas simplement être prise pour ensuite être copiée et collée à tous les exercices suivants. La méthodologie est une méthode de raisonnement qui vous permet d’être rigoureux et clair. Si vous transposez le corrigé du chargé de TD à tous les devoirs, vous n’avez aucun raisonnement.

L’implication ne se limite pas à la porte de TD. Après la séance il est pertinent de l’intégrer à votre CM pour la revoir et apporter les précisions nécessaires au cours.

La préparation

Les TD se préparent. Tentez d’arriver en TD sans avoir étudier le thème et voyez comme vous serez reçu(e) par le chargé de TD (parfois, il ne s’en rendra pas compte oui… Mais généralement, il le voit, ici, je pense à mes étudiants en L1 😉).

Être régulier (conseil 1) vous aidera à bien vous organiser dans vos temps de travail et votre manière de procéder pour parvenir à pouvoir préparer toutes les séances de TD.

Pour que la préparation soit productive, il faut être stratégique. Voici quelques conseils pour être le plus efficace possible.

1. Avant de vous lancer dans l’analyse et la réalisation de l’exercice, il faut :

  • Repérer le thème du TD, souvenez-vous, chaque séance porte sur une thématique spécifique ;
  • Lire le cours qui y est lié, autant maximiser vos connaissances sur le sujet avant de procéder à son étude approfondie ;

De cette manière, vous évitez de perdre du temps par la suite à tergiverser sur internet dans l’espoir de trouver les réponses au cas pratique à réaliser… En réalité, elles sont dans votre cours, commencez donc par le commencement !

  • Sélectionner des manuels, ils vous aideront à approfondir la thématique et mieux résoudre votre exercice ;

Parmi ces livres, vos codes devront être en première ligne. Pourquoi aller chercher « offre de contrat caducité » sur internet alors que tout est dans le Code civil, et vous y trouvez surtout la jurisprudence. Souvent les exercices de TD sont inspirés d’arrêts de principe ou d’espèce que vous pouvez trouver dans les codes, fabuleux non ?

  • Revoir la méthodologie, c’est elle qui vous permettra d’atteindre la ligne d’arrivée en bonne place.

Réaliser le TD n’est pas réciter le cours vu en CM (le chargé de TD le connaît aussi). C’est utiliser ses connaissances pour appliquer le Droit. Autant bien revoir la méthodologie, surtout au début de vos études, pour saisir les attentes.

2. Au moment de vous lancer dans la réalisation du TD, il faut :

  • Lire le sujet principal du TD (l’exercice) : n’hésitez pas à surligner les éléments importants et dresser les liens que vous pouvez avec le cours précédemment relu.

Il s’agit de l’analyser et de le critiquer : quelle(s) question(s) soulève-t-il ?

  • Étudier tous les documents de la plaquette : ils vous aideront à mieux saisir le sujet principal et le résoudre.

Encore une fois, tout est à votre portée. Pourquoi donc ouvrez-vous internet ?

L’étude des documents vous permettra d’apporter plus de hauteur à vos propos et d’approfondir ce que vous avez vu en CM. Profitez-en.

S’il s’agit de documents doctrinaux, faites des résumés de ce qu’ils évoquent et inscrivez-les dans le contexte du cours.

S’il s’agit d’arrêts, réalisez les fiches d’arrêt. Vous les retiendrez mieux et vous travaillez votre méthodologie par la même occasion. L’idée étant de comprendre pourquoi le juge a rendu une telle décision (conséquences), comment il est parvenu à cette solution (raisonnement) et quel est son intérêt (portée).

  • Effectuer des recherches.

Ne vous limitez pas au contenu de la plaquette lorsque vous désirez aller plus loin (reprenez les manuels sélectionnés).

Développer votre culture générale et juridique ne pourra que vous faire gagner des points en plus, car vous aurez des données supplémentaires pour étoffer votre raisonnement.

En bref, il vous faut le cours, la méthodologie, des livres, la plaquette de TD (avec ses documents) et des recherches supplémentaires pour réussir vos TD à tous les coups.

Cette réussite ne se limite pas à la note que vous allez avoir mais à la manière dont vous allez mémoriser les informations sur le long terme et les utiliser pour raisonner. Vous êtes de futurs professionnels du Droit, pas des machines à réciter des infos !

  • Rédiger le TD en passant par un brouillon au préalable pour travailler la méthodologie (on y vient dans le prochain conseil).

La curiosité

Pour réussir ses TD en Droit et plus globalement la curiosité est essentielle. Elle vous poussera à aller toujours plus loin, à approfondir (ce qui est l »objectif des travaux dirigés à l’Université) et à conforter vos connaissances.

Ce sont les recherches que vous allez réaliser qui vous permettront d’assouvir cette curiosité :

  • Sur les bases de données juridiques Dalloz, Lexis360, Lextenso ou encore LamyLine (Google n’est pas votre meilleur ami) ;
  • À l’aide des manuels sélectionnés.

Ces investigations doivent porter sur toutes les questions qui vous viennent à l’esprit. Ne les mettez pas de côté, elles vous permettront de mieux saisir les enjeux du thème.

Aussi, en procédant de cette manière, vous favorisez la mémorisation des éléments, gain de temps assuré ⏳!

La méthodologie 

Le TD vous permettre de la (re)voir et de l’appliquer. Il ne s’agit pas ici de vous faire un énoncé développé à propos de la méthodologie juridique mais de vous donner des conseils pour la mobiliser correctement.

La méthodologie ne correspond pas à des cases vides à remplir mais plutôt à une marche à suivre pour avoir un raisonnement intelligible.

Lorsque vous réaliser un exercice de TD quel qu’il soit vous devez démontrer votre capacité à analyser un problème. L’idée est d’y apporter une solution (que vous ne trouverez pas sur internet, car le raisonnement est avant tout personnel, mais il doit être juridique).

Pour exploiter la méthodologie juridique :

1.   Commencez par prendre une feuille de brouillon sur laquelle vous allez noter tous les mots-clés relatifs au sujet (quel qu’il soit, y compris un cas pratique). Ces termes vous aideront à cibler le problème et donc à dégager une problématique.

Un TD en Droit constitue l’occasion d’appliquer votre cours. En d’autres termes, il s’agit de l’utiliser pour régler des problèmes. Si vous achetez un tournevis, ce n’est certainement pas pour expliquer son histoire à vos amis, non ? C’est la même chose pour le cours.

2.   Faites le lien entre ces mots-clés, le sujet et le cours. Notez les connaissances qui s’y rapportent sur une autre feuille de brouillon.

S’il s’agit d’un texte ou d’un arrêt, pensez bien à relever toutes les idées qui y sont développées en quelques mots.

3.   Dégagez une problématique à laquelle vous pouvez répondre de manière structurée (en deux ou plusieurs temps).

Sortons du cadre juridique. Vous devez étudier le temps. Au regard des problématiques climatique et environnementale divers vous finissez par demander : fait-il beau aujourd’hui ?

4.   Apportez une réponse brève à la question que vous venez de soulever.

Il y a du soleil (I) mais les températures restent basses (II). Cette réponse signifie qu’il fait beau, certes, mais que les températures viennent atténuer cette affirmation. Vous ne vous contentez pas de dire que le soleil est un astre ici, mais vous utilisez vos connaissances à propos du soleil pour sous-entendre qu’il fait beau ! Voilà la nuance entre réciter et utiliser le cours.

5.   Tracez deux (ou plus*) colonnes au brouillon, chacune correspondra à une partie de votre réponse. Intégrez-y les éléments dégagés au point 2.

*S’il s’agit d’un cas pratique, vous aurez certainement besoin de plus de 2 colonnes.

6.   Traduisez ces éléments en termes juridiques.

C’est à ce moment-là que vous devrez coller aux exigences méthodologiques formelles (intitulés, introduction, pas de conclusion etc.).

L’entraînement 

L’entraînement va de pair avec tout ce qui vient d’être développé. C’est à force de réaliser des exercices que vous progresserez et parviendrez à atteindre la réussite que vous êtes venu(e) chercher ici pour vos TD en Droit.

Il faut réaliser tous les exercices. Ils constituent tous des chances de vous améliorer.

Un athlète n’ira pas à la compétition sans un entraînement intensif. C’est la même chose pour vous. Qui va à un marathon en regardant simplement la veille un documentaire à propos de Kényan Eliud Kipchoge ?

Évidemment, faire tous les exercices ne signifie pas les rédiger intégralement. Vous pouvez parfois vous contenter d’un plan détaillé.

La participation 

Participer vous aidera à rester actif émotionnellement en TD, à mieux retenir et à vous faire remarquer.

Parfois les chargés de TD mettent des notes de participation. Autant donc en profiter pour avoir des points facilement, votre avenir est à la clé. Aussi, participer vous permettra de poser des questions si toutefois des points n’étaient pas clairs. N’oubliez pas, les TD sont des moments privilégiés !

La participation ne se résume pas aux interventions orales. N’hésitez pas à rendre des devoirs. Cela peut peser sur la balance.

Voici nos meilleurs conseils pour vous aider à réussir vos TD en Droit. Peut-être même qu’un jour vous voudrez devenir chargé(e) de TD à l’Université 🤓.

Catégories
Conseils Stages

13 astuces pour trouver un stage juridique

Les études de Droit sont longues et parfois chronophages. Quoi de mieux que les agrémenter d’un stage juridique pour asseoir et approfondir ses connaissances théoriques ? Vous vous demandez peut-être en comment faire un stage en L1 ? S’il est possible de trouver un stage en L2 Droit ? Ou encore comment procéder pour réaliser un stage juridique auprès d’un procureur, d’une juridiction ou au sein d’un cabinet d’avocat ?

Pour vous aider à réaliser vos rêves des plus réalistes aux plus fous (pourquoi par trouver un stage juridique à Poudlard ?) voici 13 astuces 🤓 !

Pourquoi chercher un stage juridique ?

Il faut d’abord comprendre l’intérêt de décrocher un stage pour parvenir à atteindre cet objectif. Savoir pourquoi vous faites les choses constitue un véritable moteur qui vous poussera à vous dépasser. 

Astuce #1 : Lister les avantages à réaliser un stage juridique

Que vos raisons soient classiques ou très personnelles, les lister vous aidera à saisir l’intérêt de réaliser ce stage, vous voudrez à tout prix y parvenir et ainsi, vous vous donnerez les moyens.

Parmi les raisons plus classiques, le stage en droit peut être essentiel pour :

  • Développer des compétences pratiques :

Appliquer le Droit ne se résume pas à réaliser un cas pratique. Au-delà des connaissances juridiques techniques (les savoirs), cela requiert un savoir-faire, c’est-à-dire la compétence pratique ; mais également un savoir-être qui correspond à vos qualités comportementales personnelles

Quoi de mieux qu’une expérience au sein d’un office notarial, d’un cabinet d’avocat ou encore d’une entreprise pour apprendre à bien se comporter avec les clients et les collaborateurs ? 

  • Mieux comprendre l’intérêt de la théorie étudiée à l’Université :

Vous la comprendrez mieux et affinerez votre capacité de raisonnement.

stage juridique
  • Voir si en pratique le métier vous plaît réellement (oui, peut-être que Harvey Specter semble avoir une vie trépidante, mais qu’en est-il dans un plus petit cabinet d’avocat ?) :

Ce premier aperçu du quotidien du métier qui vous intéresse vous permettra de savoir assez tôt si vous envisagez d’y consacrer une partie de votre vie, ou s’il est temps de changer de rêve (pas de voie, le Droit est vaste, vous trouverez toujours un poste taillé pour vous !).

  • Façonner son CV pour la sélection en Master :

La sélection en Master jouit d’une réputation qui la précède : comme son nom l’indique, c’est une sélection, c’est-à-dire qu’un choix est réalisé par les responsables de formation. Ce choix dépend de nombreux facteurs et un stage juridique peut peser sur la balance (mais les stages juridiques ne suffisent pas à eux seuls, il faut savoir vous vendre : vos compétences, votre personnalité).

  • Gagner en attractivité :

Une fois diplômé, avoir réalisé des stages juridiques peut vous aider à trouver l’emploi de vos rêves. Souvent 120 ans d’expérience sont demandés pour un poste de « juriste junior »… Donc, si vous avez 6 à 18 mois au cumul, vous aurez toujours ça de plus que ceux qui n’en ont jamais fait… Pensez-y, le recruteur se résignera peut-être à vous employer, après tout, on n’est pas à 119 ans près n’est-ce pas ?

💡Et, avoir postulé à des stages juridiques vous aura permis de réaliser des lettres de motivation, de passer des entretiens. C’est une expérience qui vous servira à coup sûr !

Parmi les raisons plus personnelles : l’argent, le développement de compétences spécifiques (vous êtes mal à l’aise à l’oral et en public et souhaitez développer particulièrement cette qualité), la découverte d’un domaine juridique particulier, curiosité, opportunité, etc. La liste peut être longue et variée, mais quelles que soient vos motivations, notez-les !

trouver un stage juridique

Travaillez efficacement avec les fiches de cours de l’école Jurixio.

En savoir plus ➞

Comment trouver un stage juridique ?

Comment faire une demande de stage en Droit ? Un peu comme pour tout : un bon CV et une lettre de motivation soignée constituent un bon début. Un commencement, oui, car ensuite, que vous soyez à la recherche d’un stage juridique en L1, L2, L3 ou Master Droit, pour trouver, il faut chercherChercher quoi ? Chercher où ? Chercher quand ? Voici les vraies questions à vous poser.

Astuce #2 : Délimiter les recherches

Pour éviter de tergiverser, car, trouver un stage peut être compliqué, travaillez intelligemment : structurez vos recherches et ciblez-les. Vous serez bien plus efficace.

  • Quel type de stage souhaitez-vous réaliser ?

Réalisez-vous un stage de fin d’études (plutôt en Master donc, et accompagné d’un mémoire généralement) ou un stage en cours de licence de Droit, qui correspond davantage à de la découverte (que vous devrez détailler dans un rapport de stage) ?

Selon les cas :

  • Il faudra veiller à choisir un stage pertinent susceptible de vous ouvrir les perspectives d’un sujet de mémoire de stage (il ne s’agit pas de détailler simplement vos journées, mais de trouver une problématique rencontrée dans le cadre d’une mission juridique, à laquelle il faut trouver ou proposer des solutions).
  • Choisir un stage en fonction de vos besoins / motivations / intérêts : il sera plus utile pour vous de réaliser un stage auprès d’un procureur si vous envisagez avec ferveur d’embrasser cette profession, plutôt que chez le notaire du coin. 

Néanmoins, à défaut de parvenir à trouver le stage de vos rêves, ne vous fermez aucune porte… Peut-être qu’au final découvrir un autre métier vous donnera envie de suivre cette voie ! 

  • Combien de temps dure-t-il ?

La durée d’un stage varie en fonction de la convention de l’Université. Renseignez-vous suffisamment en amont auprès du bureau de l’administration.

Pour un Master, le stage juridique dure généralement 6 mois. Pour des stages juridiques de L1, L2 ou L3 droit, la durée peut varier entre 2 semaines et 2 mois

  • Où le faire ?

Cette question rejoint la première mais impose d’autres précisions : s’agit-il de réaliser votre stage proche de chez vous, ou dans une étendue géographique plus vaste ? Cela dépend de vos possibilités et de vos besoins. Mais l’envisager en amont vous permet de mieux vous organiser pour la suite des recherches.

Un stage à l’étranger peut également être une belle opportunité, à condition que cela soit permis par la convention de stage. Renseignez-vous.

  • Quand le réaliser ?

Est-il possible de réaliser un stage juridique en L1 Droit ? Oui, c’est possible (sauf si l’Université s’y oppose), mais assez rare pour la simple et bonne raison que les recruteurs ne prennent pas d’étudiants aussi jeunes qui n’ont pas le recul nécessaire sur leurs études pour réaliser ce stage convenablement, car ils n’ont que peu d’expérience et de connaissances juridiques.

Dès la L2 vous commencez à prendre un peu plus de crédibilité et vous aurez plus de facilité à trouver un stage. Donc, si votre tentative en L1 n’a pas abouti, ne vous découragez pas : ce n’est pas votre CV qui n’était pas intéressant.La fin d’année universitaire est généralement la période la plus favorable : vous avez terminé les examens et avez acquis de nouvelles connaissances.

Astuce #3 : Façonner son CV pour anticiper

Il est possible que l’on vous reproche un manque d’expérience… Mais comment s’en faire vous dites-vous ? Il y a de nombreuses possibilités pour façonner votre CV :

  • Bénévolat (associations juridiques, associations non-juridiques) : 

Le champ est vaste, l’idée n’est pas uniquement d’acquérir des compétences techniques (savoirs encore une fois), mais de développer
un savoir-faire et un savoir-être ! 

💡Les CIDFF acceptent parfois des bénévoles. Les associations proposant de l’aide aux devoirs aux plus jeunes également.

Participer à des projets : éloquence, entreprenariat, tutorat, compétition sportive… La liste peut être longue.

💡L’Université propose des « UE libre ». Renseignez-vous, parmi elles, peut-être que certaines vous intéresseront. En plus d’ajouter une ligne au CV, vous pourrez gagner quelques centièmes de points sur la moyenne !

  • Avoir des centres d’intérêts et les développer : photographie, sport, linguistique, voyages, cinéma… 

Comme toujours, la liste peut être vaste. Pratiquer d’autres activités en dehors du Droit vous permet de montrer votre dynamisme, votre curiosité et votre ouverture d’esprit. Vous développez des savoirs-être essentiels, ne restez pas cloîtré(e) dans votre grotte à apprendre vos cours. Le monde est vaste et la sélection en Master démontre que de bons résultats ne suffisent pas !

Astuce #4 : Réaliser sa vitrine : l’importance du CV et de la lettre de motivation

  • Le CV aka curriculum vitae correspond à la carte d’identité de vos expériences.

Au-delà des mentions relatives à votre état civil (inutile de donner votre adresse exacte, il ne s’agit pas d’une invitation à votre anniversaire), d’une photo (quoique, certains la déconseillent, mais il y a plusieurs écoles…), il s’agit de faire état de vos savoirs, savoir-être et savoir-faire.

  1. Parmi les savoirs : 

Citez vos diplômes, mais ne vous contentez pas des intitulés. N’hésitez pas à développer légèrement les enseignements juridiques étudiés (ceux qui ont un intérêt pour le stage quémandé).

Rappelez vos niveaux linguistiques mais évitez l’abstrait. C1/ B1/ ou les barres de niveaux à moitié remplies. Préférez être clair :

  • Compétence professionnelle limitée/ compétence professionnelle complète/ notions élémentaires/ débutant, sont par exemple des expressions qui aident l’interlocuteur à savoir où vous en êtes.

Vous pouvez encore indiquer votre maîtrise de certains logiciels (traitement de texte, tableur, diaporama, logiciel spécifique à une profession). Évitez « pack office ».

stage juridique astuces

2. Concernant le savoir-être et le savoir-faire, vous les acquérez dans vos différentes expériences :

  • Professionnelles :

Ainsi, lorsque vous indiquez avoir gardé des enfants après les cours, n’hésitez pas, là encore, à détailler les missions réalisées : aide aux devoirs, préparation du goûter, animation. Le détail n’est pas là pour décorer. 

Un poste en tant qu’hôte de caisse peut également être valorisé : tenue d’une caisse, compte, édiction de factures… Toutes ces tâches démontrent une capacité à endosser des responsabilités et des flux variables de cadence.

  • Personnelles 

Lorsque vous indiquez être passionné(e) par la protection des botrucs, donnez en quelques mots les actions que vous réalisez pour y parvenir (création d’une serre reproduisant l’environnement naturel des botrucs, protection des écorces d’arbre…).

Ces savoir-faire et savoir-être seront également mis en évidence au travers des qualités que vous indiquerez dans votre petite rubrique : rigueur, organisation, autonomie, curiosité… Mettez en avant toutes les qualités qui vous valorisent par rapport au stage recherché. 

Dans tous les cas, il faut indiquer les missions pertinentes qui justifieront ce que vous allez avancer dans votre lettre de motivation (« je suis rigoureux(se), organisé(e), motivé(e) »… OK, merci, mais si on n’a aucun élément pour le vérifier, difficile de vous croire plus qu’un(e) autre étudiant(e)). 

Valorisez tous vos centres d’intérêt, et surtout ceux qui mettent en évidence les qualités que vous vantez dans votre lettre de motivation.

  • La lettre de motivation, la vitrine de vos compétences

La lettre de motivation est personnelle. Exit, donc, tous les modèles de lettres volés sur internet. Le recruteur en reçoit des masses ! 

La manière de structurer va grosso modo toujours se ressembler, mais le contenu va forcément être différent. On ne va pas vendre un vif d’or de la même manière qu’un cognard, n’est-ce pas ? Pour votre lettre de motivation, c’est la même chose. 

Alors, plutôt que cherchez « comment trouver un stage juridique en cabinet d’avocat modèle de lettre », prenez le temps d’étudier le cabinet d’avocat au sein duquel vous souhaitez postuler. Demandez-vous ce que vous allez lui apporter et en quoi cette expérience vous sera bénéfique.

La lettre de motivation doit contenir ces éléments :

  • Formules d’appel : « Maître » pour un avocat ou un notaire, « Monsieur ou Madame le Juge/Procureur » pour un magistrat 
  • Formules de politesse : par exemple, « Je vous prie de bien vouloir recevoir, formule d’appel identique, mes salutations respectueuses ».
  • L’objet de votre courrier et les mentions relatives aux modalités du stage.

Puis, globalement, une structure complète qui marche à tous les coups VOUS, JE, NOUS :

  • VOUS : montrez que vous avez compris l’état d’esprit, l’organisation ou encore le fonctionnement de l’entreprise, du cabinet, de l’office ou encore du tribunal auquel vous soumettez votre candidature. 
  • JE : après seulement, il est temps de parler de vous. Attention, la lettre n’est pas un CV bis. Inutile donc de répéter vos différents jobs. Utilisez-les ici pour justifier les qualités que vous mettez en avant : 

« Mes différentes expériences en tant qu’agent d’accueil m’ont aidé(e) à développer mon aisance relationnelle très utile lorsqu’il s’agit de faire face à une clientèle ».

Plutôt que dire « j’ai été agent d’accueil pendant 18 mois ». 

Vous pouvez également dire que la conciliation de vos jobs étudiants à côté de vos études vous a aidé(e) à apprendre à bien vous organiser.

  • NOUS : pourquoi vous plutôt qu’un(e) autre ? Qu’est-ce que vous recherchez durant ce stage juridique auprès de ce procureur ? Ce cabinet d’avocat ? Cet office notarial ? C’est ici que vous vantez les mérites d’une collaboration.

Astuce #5 : Veiller pour trouver un stage

Ce sont toujours les mêmes questions :

  • Comment trouver un stage en L1 droit ?
  • Comment trouver un stage en juridiction ?
  • Comment trouver un stage en cabinet d’avocat ?
  • Comment faire un stage avec un procureur ? 

Le stage ne viendra pas (forcément) à vous. Il faudra aller le chercher pour le trouver. Alors, veillez

Épluchez les sites d’annonces les plus courant : indeed, studentjob, letudiant, carrières juridiques, village justice ou encore hellowork.

Profitez de leurs fonctionnalités pour mettre des alertes sur les thèmes qui vous intéressent : stage juridique cabinet d’avocat, par exemple. Ainsi, vous recevrez un mail dès qu’une offre sera publiée. De quoi faciliter vos recherches.

Astuce #6 : Profiter des réseaux sociaux pour trouver une offre de stage juridique

Ne vous limitez pas aux sites de petites annonces.

Les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo) et non-professionnels (Instagram) regorgent aujourd’hui d’offres de stages juridiques inopinées.

Abonnez-vous à des comptes d’avocats ou de juristes sur Instagram par exemple, pour ne rien rater, peut-être que le stage de vos rêves vous y attend. Il serait dommage de le rater. 

comment trouver un stage juridique

Astuce #7 : Solliciter son réseau personnel

Le bon vieux réseau personnel (et réel en plus) peut également vous aider. Qu’importe ceux qui clameront « piston », tous les moyens sont bons pour façonner votre avenir. Ne vous limitez pas. 

  • Si vous connaissez des professionnels du Droit, n’hésitez pas à leur demander s’ils recherchent un stagiaire !
  • Pensez à demander à votre Université si elle a des partenariats avec des entreprises ou d’autres professionnels du monde juridique.
  • Dans le cadre de bénévolat ou d’un job étudiant, n’hésitez pas à vous renseigner pour savoir s’ils n’auraient pas besoin de stagiaires.

Astuce #8 : Soigner sa présence sur le net

⚠️ Avec votre nom et votre prénom, on peut en savoir énormément sur vous… Les réseaux sociaux sont une mine d’or.

Et pas besoin d’être un chercheur confirmé. Alors, veillez à vérifier que vos profils ne soient pas en public (surtout les vilaines photos de soirées compromettantes), sauf si vous désirez que votre talent pour la photographie soit connu de tous (y compris du recruteur auprès duquel vous l’avez évoqué).

Bref, soignez votre présence et le contenu qui circule sur vous. Moins vous êtes visible, mieux c’est, sauf pour ce qui est des aptitudes et expériences professionnelles 😉.

Astuce #9 : Voir loin pour la recherche

Se fermer des portes constitue un frein. Plus vous limiterez votre champ, moins vous aurez de chances de décrocher un stage. 

  • Ne vous limitez pas à un domaine d’expérience si plusieurs vous intéresse : le Droit est vaste, vous pourriez être surpris ;
  • Ne limitez pas votre champ géographique si l’opportunité vous est donnée, y compris à l’étranger. Évidemment, si vous n’avez pas les moyens de vous déplacer trop loin, ne voyez pas trop large) ;
  • Ne vous privez pas de répondre à une offre sous prétexte que vous n’avez pas toutes les qualités requises : 

Parfois, une offre de stage cumule de nombreuses exigences que vous ne cochez pas nécessairement. Il s’agit simplement d’un idéal, mais le recruteur a conscience que l’être parfait n’existe pas. Il tente le tout pour le tout. 

Qui ne tente rien n’a rien. Alors ne vous privez pas, au pire, vous ne décrochez pas le stage, ce qui n’est pas une fatalité.

Astuce #10 : Postuler sous toutes les formes

D’accord, on vous le concède. Cette astuce relève de l’évidence… Pourtant, il vaut mieux le rappeler. 

Postuler constitue le meilleur moyen de trouver un stage juridique.

  • Soumettez votre candidature aux offres en ligne (pensez que plus tôt vous le faites, mieux c’est, car il se peut que ce soit « premier arrivé, premier servi… ».
  • Proposez des candidatures spontanées par courriel ou par courrier postal (vous pouvez aussi passer un appel téléphonique en amont pour savoir s’ils sont intéressés). 

Vous pouvez même faire un petit mail doublé d’une enveloppe papier, cela démontre votre volonté et votre motivation.

💡 Un stage juridique ne se limite pas à un stage en tribunal, cabinet d’avocat ou office notarial. Pensez aux associations juridiques qui sont ravies d’accueillir des stagiaires.  Les organismes comme le SPIP recrutent également des stagiaires, ne les oubliez pas !

Comment tenir le coup pendant la recherche d’un stage juridique ?

Que vous cherchiez un stage juridique à Paris, Lyon, Orléans ou une autre petite ville de province méconnue, ne vous découragez pas. 

Vous aurez parfois des refus, aucun retour ou de faux espoirs… Mais si d’autres avant vous y sont parvenus, pourquoi pas vous ? Tenez vos recherches à jour, listez vos réussites passées et préparez-vous aux entretiens pour passer le temps.

Astuce #11. Tenir un tableau avec les recherches

Chercher un stage est un travail fastidieux et énergivore. À la fin, vous risquez même de ne plus savoir où vous avez postulé. Pour éviter les doublons inutiles, tenez un tableau dans lequel vous notez :

  • Nom du recruteur ;
  • Date de candidature ;
  • Modalités de candidature (papier, mail, téléphone, porte à porte…) ;
  • Date de réponse ;
  • Date de relance (vous pouvez relancer vos candidatures pour montrer votre intérêt pour le stage demandé, au bout de trois à quatre semaines, par exemple) ;
  • Date d’entretien le cas échéant.

Vous gardez une trace du travail accompli et une liste des entreprises et professionnels du Droit démarché qui pourrait vous resservir.

Astuce #12 : Lister ses expériences passées

Chercher un stage ne doit pas conditionner votre bonheur. Oui, vous y tenez, mais non ce n’est pas une fin en soi. 

Vous aurez un stage, un jour, mais si cette année n’est pas la bonne. Cela ne doit pas vous décourager pour la suite. De nombreux facteurs entrent en compte, et il ne s’agit pas nécessairement d’un manque d’intérêt de votre profil.

Prenez un carnet et notez tout ce que vous avez accompli : expériences pro, perso, bonnes notes, nombre de candidatures, réussites personnelles, lectures achevées… 

Ce peut être de nombreux éléments. Soyez positif(ve), valorisez-vous pour garder le cas et rester motivé(e) ! 

Dresser cette liste vous aidera même peut-être à anticiper un entretien pour mieux vous vendre le jour J car vous aurez conscience de vos forces.

Astuce #13. Se préparer aux entretiens

Rien n’est plus difficile que d’attendre sans savoir l’issue. Pour patienter utilement, n’hésitez pas à vous préparer à de potentiels entretiens. Revoyez à partir de votre liste de candidatures les différents recruteurs, leurs histoires, leurs chiffres, leurs mantras. Dressez une liste de questions que vous pourriez avoir et préparez-vous à y répondre en vous vendant pour le stage.

Quelle que soit l’issue, cette préparation vous sera utile car vous aurez forcément un entretien un jour dans votre vie.

Bon courage, vous êtes à deux pas de décrocher ce stage juridique de vos rêves ✈️ !

Catégories
Conseils

Reprendre des études de droit – Le guide complet

Reprendre des études de droit à 30 ans ou 40 ans c’est possible ! Pourtant, cela peut sembler inatteignable tant les études de droit sont pleines de clichés : longues, chronophages, difficiles, hors de portée… 

Bref, d’innombrables qualificatifs qui pourraient faire fuire les moins téméraires. Et pourtant, la témérité n’est pas la première des qualités requises pour faire ou reprendre des études de droit. 

Vous envisagez de vous lancer dans l’aventure ? Quel que soit votre âge, qu’il s’agisse d’une reconversion ou d’un perfectionnement, le courage est de mise, c’est évident. Mais avec les bons conseils et les bonnes méthodes, vous parviendrez au bout de l’épopée plus vite que vous ne l’imaginez. 

Laissez-nous vous guider : modalités d’inscription, exigences, difficultés, moyens d’apprentissage n’auront plus de secrets pour vous. Parés pour reprendre vos études ?

Pourquoi reprendre des études de droit ?

Envisager de reprendre des études de droit implique dans un premier temps de ficeler un projet professionnel.

Pourquoi ? 

  • 1re raison : pour se préparer au mieux à une spécialité. Les sélections en Master, vous connaissez ? Une épreuve qui ne tardera pas à croiser votre chemin (on vous l’a dit, le temps passe vite, et vous n’aurez pas le temps de dire ouf, que vous en arriverez à cette étape fatidique. Autant savoir où vous mettez les pieds, et façonner votre dossier pour le valoriser dès que possible !) ; 

💡Se développent de nouveaux métiers du droit : les legaltech. Il s’agit d’allier le droit et les nouvelles technologies : les tâches sont vastes, qu’il s’agisse de démocratiser le droit pour favoriser sa compréhension par le grand public, d’automatiser les formalités juridiques et les tâches chronophages… Ce sont des domaines qui sont florissants.

  • 2e raison : afin d’avoir une idée globale des débouchés de la spécialité. Autant se lancer en connaissance de cause et donc éviter les débouchés qui ne recruteraient pas, sauf si évidemment seule la passion vous anime.

💡 Le droit est vaste, il existe les domaines classiques : 
– Droit privé général, droit pénal, criminologie, droit des affaires, droit public général, droit de la fonction publique (autant vous mettre en garde, qui dit plus classique, dit plus répandus, les débouchés sont peut-être moins ouvertes car plus obstruées) ; 
– Et d’autres plus novateurs ou inédits : droit de la santé, droit de la propriété intellectuelle, droit de la pêche, droit des vins et spiritueux, droit du sport… Mais, là encore, ces spécialités sont tellement rares qu’elles sont vite très sélectives, et les débouchées n’en sont pas forcément plus ouvertes. Mais, la passion est un moteur incroyable et les opportunités se créent 😉.

  • 3e raison : pour suivre une ligne conductrice et un objectif qui vous aideront à atteindre la fin du chapitre. Si l’aventure est belle, elle n’en reste pas moins mouvementée. 

Ceci vous aidera à faire face aux baisses de moral qui seront inévitables, pour garder la motivation et le courage de vous impliquer, autant avoir un moteur.

  • 4e raison : afin de s’assurer que le métier visé correspond à ce que vous imaginez : on regarde beaucoup de films et de séries, on peut vite se laisser conquérir par l’image que l’on en retire… 

Pourtant, les métiers du domaine juridique (mais pas que), ne correspondent pas toujours nécessairement à ce qui nous est vendu. En envisageant un projet, vous pourrez approfondir votre connaissance du terrain en réalisant des recherches, vous confrontant à des professionnels : interrogez-les sur le rythme de travail, les horaires, les tâches, les conditions d’accès. Évidemment l’idéal sera de réaliser des stages pendant votre cursus pour vous confronter directement à la réalité du terrain.

💡 Vous avez pour projet de devenir avocat ou magistrat ? Ces deux professions les plus populaires impliquent, après l’obtention d’un Master 1 au minimum, de passer des concours d’accès aux écoles (CRFPA ou ENM), hors passerelles. Le concours donne accès à l’école d’avocat ou l’École nationale de la magistrature, au sein desquelles vous devrez suivre des cours théoriques et des immersions pratiques de dix-huit (CRFPA) à trente et un (ENM) mois. Le cursus pour l’avocature est clôturé par un dernier examen : le CAPA. Vous comprenez donc que l’aventure devra se prolonger un peu plus longtemps que prévu si telles sont les professions envisagées.

reprendre des études de droit

Vous voulez briller au cours de vos études de droit ?

Découvrez les fiches à jour, complètes et synthétiques de l’école Jurixio pour finir major de promo et réussir vos concours.

Découvrir les fiches de l’école Jurixio ➞

Les conditions pour reprendre des études de droit

Avant d’envisager les conditions académiques, il faut rappeler que le temps sera un paramètre indispensable.

Le temps nécessaire pour des études de droit

Quel temps consacrer aux études de droit ?

Il faut, en amont, que vous soyez capable d’évaluer le temps que vous pourrez consacrer à vos études qui impliquent beaucoup d’heures de travail. MAIS, ces heures, si elles sont bien réparties, de manière organisée et stratégique (spoiler, on vous donne des conseils dans la dernière partie de l’article 🤓), vous saurez suivre la cadence.

Certains diront qu’il en faut suffisamment ; nous vous indiquons qu’avec une organisation rigoureuse, vous pourrez gérer vos études et votre vie. Néanmoins, vous devez avoir conscience qu’il faudra une discipline sans pareille pour tenir sur la durée.

Comment faire pour calculer la quantité de temps ? N’hésitez pas à vous rendre sur le site de l’Université, vous aurez accès aux programmes par année avec les différentes matières et le volume horaire. Cela vous aidera à vous faire une idée. 

De manière générale, chaque année est composée de deux ou trois matières majeures (cours magistral (CM) + travaux dirigés (TD)) et trois ou quatre matières mineures (matières à CM sans TD). 
> Globalement le volume horaire est compris entre 20 et 25h par semaine : de 4 à 6h de matière à TD (dont les langues) ; et le reste en CM (#amphi).
> À cela s’ajouteront les temps de travail personnel nécessaires (indispensables!), qui varient d’un étudiant à l’autre.

Comment gérer études de droit et vie de famille ?

Il n’est pas question de reprendre des études, si à côté cela vous impose d’oublier votre vie. Les études constitueront une grande partie de votre vie, mais pour être menées à bien, il faut un équilibre.

C’est la vie de famille qui vous l’apportera : profitez des moments en famille, des tâches quotidiennes (même les plus fastidieuses) pour mettre votre cerveau en mode off et ne PAS penser aux cours. Cela lui permettra de s’aérer et de repartir de plus belle lorsque vous devrez travailler vos cours.

Comment gérer études et travail à temps plein ?

Des dispenses de cours sont prévues pour les étudiants qui justifient d’un travail, renseignez-vous auprès de la scolarité de l’Université pour connaître les modalités qui varient. Cette dispense vous permettra donc de garder votre emploi, mais pour parvenir à réussir ces études, il faudra vous imposer des temps de travail réguliers auxquels vous ne dérogerez pas.

Les qualités requises pour des études de droit

 Fastidieuses, chronophages, apprentissage par cœur du gros livre rouge, rat de bibliothèque… Non, loin de nous ces préjugés. L’étudiant en droit est un conquérant qui va devenir un professionnel capable d’apporter une solution à un problème à partir de données textuelles (mais pas que!). Pour y parvenir, il doit mobiliser un certain nombre de qualités qui seront essentielles quel que soit le milieu professionnel.

L’étudiant en droit = « CA_MORD » (mais ça fait pas mal) : 

➡️  Il est Curieux.

La curiosité aide à approfondir et mieux comprendre les cours. Il ne faut jamais hésiter à poser et vous poser des questions ou à faire des recherches dès qu’un thème vous intéresse. Cette curiosité vous permettra de donner plus de perspective et d’intérêt à vos cours théoriques. Vous saurez mieux vous les approprier, et ainsi, les restituer le jour de l’examen.

➡️ Il est Autonome.

L’autonomie constitue l’un des premiers facteurs qui explique les taux de réussite parfois peu élevés. Du moins, son absence. En effet, arrivé à la fac, il faut être capable de travailler seul, comme un grand, sans être tenu par la main

Il faut alors prendre immédiatement conscience de la quantité de travail pour ne pas se laisser submerger et travailler de manière régulière alors que rien ne vous l’impose

Personne ne viendra vous gronder si le travail n’est pas fait. Cela dit, lorsque approcheront les examens, vous allez vous retrouver avec une quantité astronomique de travail… Et vous regretterez de ne pas avoir mis plus d’implication lorsque le temps vous était donné de le faire. 

Il faut aussi savoir que les CM n’imposent pas de présence obligatoire, mais qu’elle est vivement conseillée si vous souhaitez travailler moins, mais mieux. En effet, en optimisant votre présence en cours, vous retiendrez et aurez plus de facilité à apprendre vos cours.

➡️ Il est Motivé.

Garder la tête haute malgré les épreuves et les coups de mou feront de vous un étudiant en droit productif

Parfois, vous allez vous sentir seul ou encore dépassé par la quantité de travail et peut-être les notes qui ne sont pas à la hauteur de vos attentes (mais pas d’inquiétude vous progresserez forcément). Avoir une source de motivation (votre projet pro, la fierté dans les yeux de vos enfants, une satisfaction personnelle, de bons résultats…) vous aidera à continuer quoi qu’il en coûte : fixez-vous des objectifs (à long, moyen et court termes).

➡️ Il est Organisé. 

L’organisation ira de pair avec l’autonomie et la discipline. L’ensemble vous aidera à rester motivé ! Organisez votre temps de travail et cloisonnez votre vie personnelle pour conserver un équilibre nécessaire à votre réussite

L’un ne va pas sans l’autre, même si parfois vous croulerez sur le travail. Avoir en tête que vous aurez des moments de répit pour souffler (même s’il ne s’agit que d’aller préparer un bon repas) vous aidera à maintenir le cap !

Planifiez, mettez des priorités, des objectifs (avec la méthode SMART) pour être productif et vous diriger vers le succès. 

➡️ Il est Rigoureux.

La rigueur sera votre meilleure alliée réussite. Elle sera tant présente pour vous permettre de tenir une organisation militaire, tant nécessaire dans vos devoirs car le droit est un nouveau langage qu’il faut veiller à utiliser de la manière la plus appropriée possible. 

➡️ Il est Discipliné.

Travaillez régulièrement

Il s’agira de préparer vos TD mais également de relire vos notes de cours très régulièrement (selon l’organisation que vous aurez décidé). Avec un travail assidu et une relecture périodique vous favorisez le travail de mémorisation indispensable face à la quantité astronomique d’éléments à intégrer.

Les modalités d’inscription à la fac de droit

Où s’adresser pour reprendre des études de droit ? 

Au bureau de la scolarité ou l’administration de l’Université convoitée. Elles ont toutes des pages sur internet, vous y trouverez tous les renseignements nécessaires : mail et numéro de la scolarité, nom du responsable pédagogique de l’année envisagée, adresse de l’Université, programme des cours, modalités d’inscription. Bref, tout ce dont vous avez besoin pour mener à bien le projet qui germe !

Dans tous les cas, pour vous inscrire ou vous réinscrire à la fac, les modalités dépendent de votre situation. Une pluralité de voies vous sont ouvertes pour commencer ou reprendre des études de droit avec leurs exigences, coûts et modalités. 

1️⃣ La formation continue

Conditions : 

  • Avoir interrompu ses études depuis au moins deux ans : ouverte aux salariés, non-salariés, 
  • Avoir le baccalauréat.

Coût : 

  • Dépend du système de l’Université envisagée.
  • Pensez au financement CPF ou pôle emploi ! 💡
  • Aux frais d’inscription, s’ajoute la contribution de vie étudiante et de campus (CVEC) dont le montant s’élève à 95 € pour 2022/2023. Pour plus d’infos, cliquez ici.

Modalités d’inscription : 

  • Nécessité de se renseigner auprès de l’Université convoitée.

Fonctionnement : 

  • Licence : en 3 ans / Master : en 2 ans
  • Intérêt : modalités plus souples (parfois cours du soir, dispense de TD, formation à temps partiel, à distance…). 

2️⃣ La formation initiale

Conditions : 

  • Avoir le baccalauréat OU un diplôme du niveau précédent celui envisagé.

Coût : 

  • Fixés chaque année par un arrêté et varient entre les années de Licence et celles Master. 
    • En 2022 : 170 € pour chaque année de licence  ; 243 € pour chaque année de Master ; et pour les plus audacieux, 380 € pour chaque année d’inscription en Doctorat. 
  • Aux frais d’inscription s’ajoute la contribution de vie étudiante et de campus (CVEC). Pour plus d’infos, cliquez ici.
    • Si vous êtes étudiant boursier (ce qui dépend des revenus et de l’âge), vous êtes exonéré des frais et de la CVEC.

Modalités d’inscription : 

  • ParcoursSup si reprise en L1 droit.
  • Dossier si reprise à partir de la L2 droit (⚠️ les modalités pour les Masters sont plus sélectives).

Fonctionnement : 

  • Licence : en 3 ans / Master : en 2 ans
  • Doctorat : dure au moins 3 ans, mais en Droit, la moyenne est fixée à 5 années.

3️⃣ La capacité en droit

Conditions :

  • Pas besoin d’avoir le baccalauréat 
  • Avoir au moins 17 ans.

Coût : 

  • En principe, dans les universités, les frais sont équivalents à ceux payés pour une année de licence. 
    • En 2022 : 170 € pour chaque année.
  • Aux frais d’inscription s’ajoute la contribution de vie étudiante et de campus (CVEC) pour la 2e année seulement.
  • Pas de possibilité d’être boursier.

Modalités d’inscription : 

  • Se renseigner auprès de l’Université convoitée

Fonctionnement : 

  • Diplôme d’État préparé en 2 ans.
  • Il permet ensuite de s’inscrire dans une poursuite d’études supérieures (par exemple, commencer en L1 droit voire L2 selon vos résultats).

Autres précisions

Les Masters

💡 En ce qui concerne les diplômes de Master, certains proposent des formations adaptées aux candidats en reprise d’études : avec des cours à distance ou du soir au programme (et même en alternance) !  

Mais encore une fois, les modalités de sélection en Master sont plus poussées, veillez donc à préparer un dossier en béton avec un projet professionnel cohérent

Cursus étranger au droit ?

⚠️ Et si vous venez d’un cursus complètement étranger au droit ? Pas de problème, il n’y a toujours que des solutions ! Vous avez déjà un diplôme ou débuté un cursus qui n’a aucun lien avec le domaine juridique, la solution la plus évidente sera de reprendre en L1 droit, car il est difficile de raccrocher le wagon d’une troisième année de droit avec un diplôme en littérature ; comme il serait étonnant d’être admis en Master de mathématiques avec seulement une licence en Droit !

Les diplômes universitaires (DU)

💡 Il existe le DU (aka diplôme universitaire) qui se décline en d’innombrables spécialités. Par exemple, DU en droit de la santé, en criminologie, en droit comparé, en sécurité intérieure…Il est délivré par l’Université, c’est ce qu’on appelle un diplôme d’établissement (ce n’est pas un diplôme d’État comme le sont les licences, les masters, les DUT ou encore la capacité en droit qui sont quant à eux délivrés au nom du ministère de l’Enseignement supérieur). 

Vous pouvez tout à fait envisager de ne reprendre qu’un DU, mais attention, ces diplômes délivrés à l’issue d’une année de cours nécessitent parfois d’avoir au préalable réalisé des études de droit. C’est votre cas ? Super ! Foncez. 

Le fonctionnement des études de droit

Reprendre des études va vous demander une adaptation. Pour y parvenir, savoir où vous mettez les pieds peut sembler utile : cours en présentiel ou à distance ? CM et TD ? Découpage du calendrier ? Coefficients ? Restauration ? Apprentissage ? Organisation ? Réussite ?

Si les études de droit s’inscrivent dans le domaine universitaire comme n’importe quelle filière, c’est par leur contenu et leurs attentes qu’elles diffèrent. Pour le reste, qu’il s’agisse du calendrier universitaire, de l’organisation des cours ou des éléments administratifs, si vous avez déjà fréquenté la fac ou les bancs des DUT, vous retrouverez des similitudes.

Quelques termes sur la fac pour ne pas être perdu

=> UNITÉ D’ENSEIGNEMENT (UE)

Chaque semestre comporte des « UE » qui sont composées de plusieurs cours.

– Par exemple, en L2, l’UE droit administratif, qui est une « majeure » est composée du 
« CM » de droit administratif et du « TD » de la même matière.

 – Autre exemple, une unité peut être composée de plusieurs « mineures » : histoire du droit + droit de l’Union européenne (exemple non contractuel, l’ensemble varie selon les universités 😉).

Les coefficients des enseignements les composant peuvent varier : le CM vaut généralement plus que le TD.

– Par exemple, si le CM vaut 60% et le TD 40% : vous avez eu 11 au partiel et 12 en TD. Vous avez donc 11,4 de moyenne à l’UE correspondante.

=> SEMESTRE

Mode d’organisation
 du temps de l’année universitaire.

Chaque semestre correspond à une moitié d’année : S1 + S2 = L1 ; S3 + S4 = L2 ; S5 + S6 = L3 ; S7 + S8 = M1 ; S9 + S10 = M2.

Les emplois du temps changent à chaque semestre.

Pour rappel l’organisation est à peu près celle-ci :
> Premier semestre : de septembre à janvier ;
> Second semestre : de février à mai.

=> CRÉDITS ECTS

Le terme ECTS signifie « European Credits Transfer System » traduit comme « système européen de transfert et d’accumulation de crédits » en français.

 Ils facilitent la reconnaissance académique des études à l’étranger ;

Ils sont accumulés pour chaque semestre validé :

> 1 crédit = 25 à 30 heures de travail ;

> 1 semestre validé = 30 crédits. Donc 1 an = 60 crédits, soit 1500 à 1800 heures de travail. 

Ainsi, pour valider 60 crédits ECTS, il faut valider une année d’étude supérieure.

=> TRAVAUX DIRIGÉS (TD)

Des séances en comité relativement restreint (25-30 étudiants) permettent d’approfondir les aspects étudiés en cours magistraux.

Encadrés par un(e) chargé(e) de TD, ces cours aident à acquérir la méthodologie juridique qui permet de réussir ses études. 

⚠️ À condition de les préparer régulièrement chaque semaine, comme un sportif de haut niveau qui prépare sa plus grande compèt!

=> COURS MAGISTRAUX

Ce sont les cours dispensés par les professeurs et maîtres de conférences chaque semaine. Généralement, s’enchaînent 2, 3 voire 4h de cours magistral dans une seule et même matière (mais, parfois,  il y a des pauses. Rassurez-vous…). 

Ils constituent la base, le socle, le fondement de toutes les connaissances et sont essentiels à la réussite des études, car sans ces cours : aucune base de réflexion.

=> GALOP D’ESSAI / KHÔLLE / SEMI-PARTIEL

Il s’agit d’un examen qui se déroule dans le cadre des TD. 

Il a pour finalité de s’entraîner au partiel et de se faire évaluer : cibler ses faiblesses et ses forces. La note obtenue sera intégrée à la moyenne de TD.


=> PARTIELS / EXAMENS DE FIN DE SEMESTRE

Il s’agit des épreuves qui se déroulent en fin de semestre pour évaluer les connaissances et particulièrement la capacité de raisonnement après avoir ingurgité toutes ces précieuses infos.

Le système tend à évoluer dans les universités, et certaines ne pratiquent déjà plus les examens de fin de semestre : les enseignants de CM organisent alors un ou plusieurs examens pendant le semestre.

=> MAJEURES/MINEURES 

Les majeures correspondent aux matières à TD, les « grosses matières » à coefficient généralement plus élevé. Les plus fondamentales.

Les mineures correspondent aux matières qui ne seront pas approfondies à l’aide d’un TD. Elles n’en restent pas moins un socle de connaissances très important et permettent une meilleure compréhension du droit en général.

=> MAÎTRE DE CONFÉRENCES / PROFESSEURS / CHARGÉS DE TD

Les maîtres de conférences et professeurs sont des enseignants-chercheurs titulaires d’un Doctorat en Droit et d’une qualification. Les professeurs ont passé un concours supplémentaire qui leur donne accès à ce grade.

Les chargés de TD sont des professionnels du droit ou des « doctorants », c’est-à-dire des étudiants qui suivent un troisième cycle d’études supérieures.

=> AMPHITHÉÂTRE

Lieu où se déroulent les cours magistraux. Plus ou moins impressionnant selon la taille des facs. 

Pensez à toujours prendre une multiprise ou une rallonge pour éviter les pannes de batterie 😉.

=> BIBLIOTHÈQUE UNIVERSITAIRE

Dans l’idée, c’est le CDI du lycée x10.  Possible d’y travailler paisiblement et d’y emprunter des livres.

⚠️ Les places sont précieuses.

=> CROUS

Ces organismes ont en charge le côté social de la vie étudiante : octroi de bourses, de logementsgestion du restaurant universitaire, mise en ligne de jobs étudiants

Tous ces éléments se trouvent sur messervices.etudiant.gouv.fr

=> RESTAURANT UNIVERSITAIRE (RU) 

L’endroit où se restaurer à prix raisonnable. Certains adhèrent, d’autres pas du tout. Mais, pour vous faire votre propre avis, testez.

=> BUREAU DES ÉLÈVES (BDE)

Il s’agit du volet associatif qui aide à se sociabiliser. 

Le découpage du calendrier universitaire

L’organisation du cursus à la fac, en DUT et même en capacité en droit est découpé en deux semestres.

Vous découvrirez la joie des examens aka partiels (répartis) sur une ou plusieurs semaines à chaque fin de semestre

Vous ne serez pas évalué sur les cours de manière régulière à l’exception des matières à TD.

Les cours à la fac de droit

Les travaux dirigés (TD)

À la fac (et en DUT, bien que le fonctionnement soit plus cadré), vous aurez des TD à préparer chaque semaine. Ils peuvent être considérés comme l’équivalent des devoirs maisons. Toutefois, l’enseignant (« chargé de TD ») ne vérifiera pas systématiquement qu’ils ont été faits (mais certains ramassent inopinément, d’où la nécessité d’être régulier). Ce sont des « fiches »/ « plaquettes »/ « fascicules » qui comportent au moins une dizaine de pages (ça peut être moins, comme beaucoup plus) à étudier, et un exercice juridique à préparer. 

💡 Il faut savoir que la préparation de l’exercice en question nécessite, en principe, au moins trois bonnes heures. Ainsi, au total, la préparation d’une séance de TD va vite nécessiter de nombreuses heures de concentration.

⚠️ Souvenez-vous, il va falloir vous imposer une vraie discipline pour réaliser les travaux chaque semaine.

Les cours magistraux (CM)

Les CM se déroulent en amphi. L’enseignant développe son cours et l’étudiant prend des notes. Armez-vous de vos meilleurs outils pour être sûr d’être suffisamment productif et concentré : plus vous optimisez votre présence en CM, moins vous aurez à travailler par la suite.

💡 En CM les enseignants ne font pas l’appel. Autrement dit, si on n’assiste pas à leur cours, personne ne dira rien (#discipline et #autonomie toujours !). Néanmoins, vous travaillez et étudiez pour vous : assister aux CM est fortement recommandé

Pour rappel, cet ensemble correspond à 20 ou 25h de cours par semaine. On pourrait se dire « easy les études » … Mais, ne vous méprenez pas : ce sont 20 à 25h de cours à la fac, le reste du travail (au moins une dizaine d’heures par semaine) devra être fourni en toute autonomie.

reprendre des études de droit

Vous voulez briller au cours de vos études de droit ?

Découvrez les fiches à jour, complètes et synthétiques de l’école Jurixio pour finir major de promo et réussir vos concours.

Découvrir les fiches de l’école Jurixio ➞

Les matières 

À la fac de droit, on ne s’ennuie jamais. Mais alors, on étudie quoi à la fac de droit ? Le programme et les branches du droit sont tellement vastes qu’il y en a pour tous les goûts, voici quelques exemples.

  • Droit public : Droit constitutionnel (majeure), relations internationales (mineure), droit administratif (majeure), finances publiques (mineure, sauf option à TD), libertés publiques (mineure, sauf option à TD), droit européen (mineure sauf option à TD)… 
  • Droit privé : Droit des personnes (majeure), droit de la famille (majeure), droit des contrats (majeure), droit de la responsabilité civile (majeure), droit des sociétés (majeure ou mineure selon les options), droit des sûretés (mineure ou majeure si option TD), droit des contrats spéciaux (mineure ou majeure si option TD), procédure civile (majeure ou mineure selon les cas), droit international privé…
  • À mi-chemin entre les deux branches : Procédure pénale (mineure ou majeure selon les options), droit pénal (mineure ou majeure selon les options), introduction générale au droit (majeure), droit du travail (majeure ou mineure selon les cas)…

Les coefficients 

Les coefficients dépendent des universités. Chaque matière qui compose une unité d’enseignement (UE) a un coefficient.

Par exemple : 
– L1 droit, UE 1 Droit constitutionnel avec CM (coefficient 2) et TD (coefficient 1) ;
– L2 droit, UE 1 Droit des obligations → CM coefficient 2, TD coefficient 1.

reprendre des études de droit à 40 ans

Comment mémoriser ses cours à la fac de droit ?

Mémorisation, organisation et valorisation vous aideront à reprendre des études de droit avec brio.

La mémoire, située dans plusieurs zones cérébrales, se décompose en plusieurs dimensions : sensorielle, à court terme, de travail et à long terme.

Étape 1 : encoder les données

Il s’agit de traiter l’information. L’idée est d’activer plusieurs zones du cerveau : les yeux, les oreilles, le nez, la parole… Exploiter l’intégralité de ses sens pour s’approprier une info, mais dans un contexte qui s’y prête. Ce contexte doit susciter une émotion, ne parle-t-on pas d’apprendre « par cœur » ? Apprenons donc avec beaucoup d’émotions.

💡Il existe « différents types » de mémoires (en réalité, ce sont les sens qui interviennent) : visuelle, auditive, kinesthésique. L’idéal est de mixer l’ensemble des facultés pour assurer une rétention à long terme.

Pour activer la mémoire visuelle :
– 
Surligner en couleur, utiliser les caractères gras, soulignés, ou italique pour faire ressortir certains points des cours ;
– S’approprier le cours à l’aide de schémas, tableaux, fichesmindmaps

Pour activer la mémoire auditive :
– Assister aux CM (j’ai vu la différence entre ma L2 et ma L3, croyez-moi… Moins de travail, plus de résultats !
– Discuter du cours avec d’autres personnes. 

Pour activer la mémoire kinesthésique :

– Mimer les cours (amusant le droit, il paraît…) 
– Avez-vous le sentiment qu’en réécrivant le cours, vous retenez mieux ? C’est une manière d’activer ce sens.

💡 On a plus de facilité à se souvenir d’un événement qui s’accompagne d’émotions : plaisir, peur, colère, crainte, surprise, etc.  Plus l’élément sera chargé d’émotions, plus on le retiendra.

reprendre des études de droit

Étape 2 : stocker les données

C’est l’idée d’appliquer, de mettre en pratique ses connaissances.

> Se mettre dans un environnement favorisant la concentration ;

💡 Éloigner son téléphone (il existe aujourd’hui des applications pour booster sa concentration : elles bloquent les notifications pendant le temps déterminé par l’utilisateur) et ses enfants le cas échéant !

Répéter l’information en la relisant, la revoyant, en en parlant, la dessinant, l’illustrant ;

Profiter des TD pour appliquer à l’oral les informations enregistrées la veille ou les jours précédents ; 

Aller approfondir ses connaissances pour favoriser la compréhension du cours ; 

Donner du sens à ce que vous exploitez : retenir la date d’un arrêt illustratif n’a pas beaucoup d’intérêt, alors autant se concentrer sur un arrêt de principe ;

Se poser des questions existentielles sur le devenir de la démocratie, face à la montée irrépressible des pouvoirs de police administrative pour aller plus loin.

Étape 3 : récupérer & exploiter l’information

Autrement dit, « comment exploiter ce qui a été retenu pendant les partiels » ?

Il ne s’agit pas d’attendre patiemment les partiels, mais de faire en sorte pour pouvoir récupérer l’info aux partiels

Utilisez les méthodes qui vous conviennent le mieux pour pouvoir ensuite être en capacité de réquisitionner les connaissances là où elles seront nécessaires : flascardsmindmaps, fiches, audios, quiz… Mobilisez tous les supports imaginables pour varier les plaisirs et oxygéner votre cerveau.

Étape 4 : ancrer l’information

Il s’agit de retenir sur le long terme.

La répétition espacée permet de mieux retenir. Il s’agira alors de revoir régulièrement vos cours, vos notes ou encore vos autres supports d’apprentissage pour ancrer l’information dans votre mémoire. Mais, il faudra espacer ces sessions de travail

Relire ses notes/fiches/ résumés X jour, puis X jour + 2, X jour + 1 semaine… À terme, vous verrez que les informations seront plus faciles à mobiliser.

La fac de droit : l’organisation est essentielle

Le temps est votre meilleur allié : découpez-le précisément pour que chaque tâche trouve sa place, sans finir en burn out

Il existe les lois du temps (quelques-unes vous seront données ci-dessous) qui pourront vous aider à le découper stratégiquement pour travailler mieux sans travailler plus.

Un découpage optimisé

#1. Saviez-vous que l’ordre dans lequel est réalisée une série de tâches influe directement sur le temps d’accomplissement unitaire de chacune d’entre elles, mais aussi sur le temps global de leur ensemble ? Deux paramètres doivent être pris en compte : notre rythme biologique et la cohérence dans l’organisation désirée (#loideTaylor).

– Par exemple, lorsqu’un TD est à préparer et un cours à lire ou relire en parallèle dans la même matière, autant commencer par les révisions… Ça évite de perdre du temps à bien comprendre la thématique du TD, puisque le cours est déjà bien assimilé.

#2. Saviez-vous que le travail s’étale selon le temps qui lui est attribué ? Autrement dit, plus on se laisse du temps, plus le travail va s’étirer de manière à l’occuper en intégralité (#loideParkinson).

Il est par exemple utile de savoir se fixer des délais réalistes. Il ne faut pas être trop optimiste au risque de se démotiver, mais ne pas se laisser trop de temps, sinon, on ne contrôle plus le timing. L’idéal : avoir des objectifs SMART.

#3. Saviez-vous qu’un travail réalisé en continu prend moins de temps et d’énergie que lorsqu’il est réalisé en plusieurs fois (#loideCarlson) ?

Ainsi, l’idéal est de regrouper les tâches de même nature au même moment et de s’isoler dans un endroit exempt de distractions.

#4. Saviez-vous qu’au-delà d’un certain seuil l’efficacité décroit (#loidIllich) ? 

💡 Il paraît qu’au bout de 90 minutes, la concentration chute (pendant ces 90, 25 minutes permettent une concentration maximale, testez alors la méthode Pomodoro 🍅).

Savoir s’écouter est essentiel. Il sera complètement inutile et même contreproductif de vous acharner lorsque de la fumée sortira de vos oreillesVous aurez toujours deux options : 
– Couper quelques minutes
 : prendre l’air, faire une autre activité, se détendre ou simplement prendre un goûter, pour mieux rebondir ensuite ;
– Couper complètement : ranger ses affaires, et vaquer à une autre occupation pour se détendre et revenir plus fort et efficace le lendemain.

Un découpage structuré

Si vous allez reprendre des études de droit, faites en sorte que votre organisation se présente d’un découpage structuré.

1. Regarder son emploi du temps universitaire qui se divise en trois temps : TD, majeures, mineures.

2. Regarder son emploi du temps perso / pro.

2. Créer un emploi du temps déocupé en 3: 1/3 pour la fac (cours / TD/ préparation des devoirs/ apprentissage), 1/3 pour la vie perso/pro (sorties, entretien de la maison, ciné, travail…), 1/3 pour le repos.

3. Maîtriser son temps, ce qui passe par les différentes lois du temps ci-dessus énoncées, mais surtout par des outils d’organisation (agenda, todolist, post-it, tableau de liège, carnet, téléphone…).

Il faut s’organiser au moins (long terme), à la semaine (moyen terme) et à la journée (court terme)

La semaine dure sept jours, il y a largement de quoi préparer trois séances de TD et revoir ses cours.

Il faut simplement le faire sérieusement, en optimisant son temps, sur des périodes de haute productivité, pour profiter de celles où l’on n’est pas productif pour se détendre.

Pour gagner du temps et agencer son agenda à sa guise, toujours profiter des  « temps morts ». On a 5 minutes de battements entre deux cours, pourquoi ne pas appeler Toto  pour lui rappeler son RDV de demain ? Dans la salle d’attente chez le médecin (on sait que ça s’éternise), autant lire cet article ou écouter ce podcast juridique que l’on gardait de côté pour      « plus tard ». Une coupure qui n’a pas pour finalité de reposer le cerveau ? Autant en profiter pour réaliser les petites tâches du quotidien : tout ce qui est fait ne sera plus à faire. Le repos durera plus longtemps !

Un découpage pertinent

Il s’agira de se fixer des objectifs (méthode SMART).
– Avoir revu X cours pour X date à raison de X pages ou X chapitres par jour. 
– Avoir relu mes notes de X matière pour X date. Avoir terminé mon commentaire d’arrêt en droit du travail X jour pour le rendre à X date…

Par exemple :
> Lundi : Sections 1 et 2 du chapitre 1 ;
> Mardi : Section 2 du chapitre 1, chapitre 2 intégralement et section 1 du chapitre 3 ;
> Mercredi : Terminer chapitre 3.
> Ou encore : Lundi relire mes notes de procédure civile et histoire du droit de cette semaine. Mardi droit des libertés fondamentales. Mercredi droit des sociétés. Jeudi, droit du travail. Vendredi, droit des contrats spéciaux. Samedi TD droit des sociétés. Dimanche TD droit du travail.

Une productivité décuplée

Ce millimétrage ne pourra être efficace que si vous prenez soin de  travailler avec productivité. Parfois, il sera plus difficile que d’autres de se concentrer. 

Des méthodes vous aideront : Pomodoro; GTD, ou simplement éloigner son téléphone et les distractions pour rester concentré pendant le temps nécessaire !

Comment valoriser ses copies en droit ?

Ok, on va peut-être un peu vite en besogne ? Vous n’y êtes pas encore… vous vous renseignez seulement. 

Peu importe, autant vous donner tous les secrets dès maintenant, car si le projet vous tente, pourquoi ne pas le concrétiser ?

Soyez toujours précis

Le Droit est une discipline qui demande de la rigueur. Ne soyez jamais approximatif, employez toujours les termes avec extrêmement de précaution.

Faites preuve de rigueur

Ce conseil va de pair avec le conseil précédent.

Parfois la solution à la problématique juridique est évidente.  Pourtant, pour parvenir à un résultat, vous avez forcément raisonné, c’est ce qui est évalué. Chaque étape du raisonnement juridique devra être mise en évidence. Toutes les déductions que vous réaliserez à l’appui de vos connaissances pour parvenir à une démonstration, une analyse ou une solution devront être explicitées.

Par exemple, toutes les licornes sont jolies, je suis une licorne, donc je suis jolie. Vous saisissez ? Il est évident que je suis jolie, puisque je suis une licorne, mais il ne faut pas oublier de le rappeler, car si je me contente de dire que je suis jolie, vous ne savez pas comment je suis parvenue à cette déduction… C’est mathématique ! 

Sachez être synthétique MAIS exhaustif

Il faudra trouver un équilibre, tout dire, être précis et rigoureux, sans trop en dire. 

Autrement dit, il faut être capable de vous approprier le cours, pour tirer l’essentiel d’une idée qui vous aidera à produire un raisonnement, inutile, donc, de réciter vos cours (les profs les connaissent, c’est eux qui vous les dispensent).

Structurez vos pensées

Pour parvenir à être clair (à l’écrit comme à l’oral), il faut organiser sa pensée. 

Ne balancez jamais des infos dans tous les sens, faites des liens entre elles pour structurer vos réponses et être intelligible. Reprenez toujours les termes du sujet et développez à partir de ceux-ci.

Soignez vos présentations 

Qu’il s’agisse des oraux ou des écrits, le soin que vous y apporterez vous démarquera. 

Tenue sobre mais élégante (sans exagérer), élocution et posture pour un oral ; orthographe, syntaxe, copie aérée pour un écrit.

Vous voilà fin prêt à tenter l’aventure. Croyez en vous ✈️ 

Article rédigé par Kahina Khadraoui
Doctorante en droit

Catégories
L1 droit Conseils

Fac de droit : les fournitures indispensables (2022/2023)

Si vous rentrez prochainement en première année de droit, peut-être que vous vous demandez s’il y a des fournitures indispensables à acheter pour rentrer à la fac de droit.

Faut-il acheter un agenda ? Y’a-t-il des livres incontournables à acquérir absolument ? Avec quoi faut-il prendre des notes ? Dans cet article, vous trouverez les réponses à toutes les questions que vous vous posez.

Un agenda pour la fac de droit ?

Au lycée, l’une des fournitures scolaires incontournables était l’agenda. Il permettait de noter les devoirs à effectuer pour la prochaine fois.

Une question se pose alors : l’agenda est-il une fourniture scolaire pour la fac de droit ? Autrement dit, est-il toujours aussi indispensable ?

fourniture fac de droit agenda

C’est vrai que l’agenda a un côté rassurant : il permet de s’organiser et noter les différents devoirs. Un agenda peut donc être plus qu’utile pour un système comme celui du lycée, avec plusieurs matières et plusieurs profs différents. Mais pour un système comme la fac, c’est différent.

Généralement, à l’université, les seuls devoirs que vous devez réaliser sont ceux que vous devez rendre pour vos séances de TD (travaux dirigés).

Pour rappel, une séance de TD, qui est à distinguer du cours magistral (cours en amphi), c’est un cours en petit comité avec une vingtaine d’étudiants. Au cours de cette séance, un enseignant – le chargé de TD – va approfondir les notions étudiées en cours magistral et mettre en application la méthodologie des exercices juridiques.

En première année de droit, vous avez uniquement 3 ou 4 matières à travaux dirigés (introduction au droit, droit civil, droit constitutionnel…).

Cela veut dire que, pour chacune de ces matières, vous devez rendre chaque semaine un travail. Vous savez donc que, chaque semaine, vous devez faire votre TD pour la semaine suivante (les séances de TD sont généralement fixées au mêmes horaires chaque semaine).

Avoir un agenda n’est donc pas forcément nécessaire. Pour vous dire, quand je suis rentré en L1 droit, j’avais investi dans un agenda en me disant que ça me servirait… Finalement, je m’en suis servi 2 mois, et il a rapidement fini à la poubelle… RIP petit ange.

Quelles fournitures pour la prise de notes ?

Option 1 : vous prenez vos cours sur ordinateur

A la fac, la majorité des étudiants prend les cours à l’ordinateur. Donc, vous l’aurez compris, la principale fourniture, ce sera un ordinateur… 

Personnellement, j’avais acheté un ordinateur pour mes études de droit, au tout début de ma Licence. C’était un  Macbook blanc (Apple). Il m’a duré bien 4-5 ans… Mais, après j’ai dû le changer car la batterie ne tenait plus.

ordinateur fac de droit

Pour remplacer mon Macbook blanc, j’ai ensuite investi dans un Macbook Pro en 2014. Je touche du bois (oui, oui, je suis vraiment en train de toucher de bois), mais, je l’ai toujours en avril 2022. C’est vraiment de la très bonne qualité.

@jurixio_

#collage avec @la_petite_penaliste L’ordinateur pour la fac de droit #droit

♬ Kiss and Make Up – Dua Lipa & BLACKPINK

Après, vous n’êtes pas obligé d’acheter chez Apple. Plein d’autres ordinateurs font très bien l’affaire également. Mais, après, je ne suis pas assez expert en ce domaine pour vous conseiller quoi que ce soit.  

A noter : si vous comptez prendre vos cours sur l’ordinateur, n’oubliez pas d’investir dans une imprimante et dans une ramette de papier pour imprimer.

Option 2 : vous prenez vos cours à la main

Et si vous souhaitez prendre vos cours à la main ?

Voilà ce que vous devez acheter :

  • Des feuilles simples
  • Des stylos/crayons à papier pour prendre des notes
  • Des classeurs/chemises papier pour organiser ses cours.

L’achat nécessaire : les surligneurs

Quand on révise ses cours, si y’a bien une fourniture dont vous vous servez tout le temps : les surligneurs. Pour moi, ils sont indispensables si vous faites des études de droit (ils vous suivront partout sur le campus universitaire).

A quoi servent-ils ?

Ils vous permettront tout d’abord de surligner vos cours. D’ailleurs, je vous conseille d’avoir ton propre code couleur pour le surlignage (ex : bleu pour les dates, jaune pour les articles, vert pour ce qui est important…). 

Ensuite, certains profs autorisent à ce que vous surlignez votre Code civil. Pour éviter tout problème, demandez quand même au début de l’année si votre prof accepte le surlignage du Code civil (c’est rare que ça soit refusé mais ça existe). Surligner son Code civil, ça peut être utile pour retrouver des informations plus rapidement au cours de votre examen.

Enfin, avec les surligneurs, vous pouvez aussi surligner votre sujet d’examen en mettant en évidence les termes principaux de votre cas pratique ou de votre commentaire de texte par exemple. 

Quels livres sont indispensables ?

Pour moi, il n’y a qu’un seul – et unique – livre qui soit indispensable quand on entre en première année de droit : le Code civil. Dans ce bouquin, vous allez non seulement trouver les articles de loi du Code civil, mais aussi ce que l’on appelle la « jurisprudence » (très très utile pour faire ses cas pratiques).

Une question se pose alors : dans quel Code civil investir ?

Sur le marché, 2 éditeurs proposent leur propre Code civil :

  • Dalloz (code rouge)
  • Lexisnexis (code bleu)

Personnellement, je vous conseille le Code civil de chez Dalloz (c’est le code rouge).

Pour 2 raisons :

  • 1 : il est plus agréable à lire
  • 2 : il est plus complet (notamment concernant la jurisprudence)

Pour le Code civil Dalloz, vous pouvez prendre celui qui est en édition limitée. Il est beaucoup moins cher que l’édition classique (22 € au lieu de 45€!) et il n’y a pas grand chose qui change… hormis la couverture !

Pour la rentrée universitaire 2022/2023, tu dois prendre le Code civil 2023.

Attention à ne pas vous tromper : c’est bien le Code civil qu’il faut prendre, et non pas le Code de procédure civile ou encore le Code pénal…

Y’a-t-il d’autres livres indispensables pour la fac de droit ?

A mon sens pas vraiment. Ce qui peut être éventuellement être utile est un Lexique des termes juridiques. Mais encore… Je me souviens ne pas m’en être beaucoup servi lors de mon arrivée à la fac.

Dès lors, à moins que vos profs vous demandent d’en acheter un, pas besoin : vous pouvez parfaitement vous en sortir sans. D’autant que je trouve que les définitions qui sont données dans ces lexiques ne sont pas forcément compréhensibles pour un étudiant de 1re année.

L’article est terminé : toute ma force juridique pour la L1 !

Ne cessez jamais de croire en vous !

Jurixio.

Catégories
Conseils L2 droit

L2 droit : comment la réussir ? (en 2022/2023)

Un célèbre dicton affirme que « La L1, c’est pour savoir si l’on est fait pour la fac ; la L2, c’est pour savoir si on est fait pour le droit. » C’est vrai que la 2e année de droit est une année qui n’est pas facile, non seulement en raison de la technicité des matières étudiées mais aussi en raison du rythme soutenu qui y est imposé. 

Pour autant, est-ce une année impossible ? Loin de là, je vous rassure. C’est une année comme toutes les autres, avec son lot de difficultés. Dans cet article, je vais vous donner les 3 règles d’or pour réussir votre L2 droit.

1re règle d’or : travailler la méthodologie du commentaire d’arrêt

L’exercice phare de la 2e année de droit est le fameux « commentaire d’arrêt ». Vous pouvez être amené à en faire dans chacune des matières principales de la L2 : droit des obligations, droit pénal ou encore droit administratif…

Alors, en quoi ça consiste ? On vous donne une décision de justice et vous devez expliquer, analyser et donner un point de vue critique sur l’arrêt. Vous devez notamment réaliser un plan en 2 parties 2 sous-parties, avec des intitulés bien soignés. 

réussir L2 droit

L’exercice peut faire peur. Cependant, ce n’est en réalité que le prolongement naturel de l’exercice de la fiche d’arrêt. D’ailleurs, l’introduction de ton commentaire d’arrêt est composée d’une accroche et… d’une fiche de décision de justice. Il est donc fondamental que vous sachiez parfaitement réaliser une fiche d’arrêt.

En tant que correcteur de copies, je peux vous affirmer que si la fiche d’arrêt n’est pas correctement réalisée dans l’introduction du commentaire, vous ne partez pas avec des points d’avance (bien au contraire…). La maitrise de la méthodologie de la fiche d’arrêt est donc primordiale pour obtenir de bons résultats. 

S’agissant plus spécifiquement du commentaire d’arrêt, il est généralement attendu de vous que vous vous focalisez sur 3 points principaux tout au long de l’exercice : 

  • Le sens de l’arrêt : expliquer la décision de justice, la solution donnée et les différentes thèses en présence.
  • La valeur de l’arrêt : donner un point de vue critique sur la décision de justice.
  • La portée de l’arrêt : situer l’arrêt dans un contexte législatif, jurisprudentiel et doctrinal. 

Vous avez du mal avec le commentaire d’arrêt ?

Découvrez COMMENTAIRE D’ARRÊT FACILE™, la méthodologie du commentaire d’arrêt pour briller en TD et réussir son année.

En savoir plus ➔

2e règle d’or : lire de la doctrine

Ensuite, la 2e règle d’or est liée à la précédente. Il s’agit d’une habitude que vous devez insérer dans votre emploi du temps (déjà très chargé). En effet, pour réussir votre L2 droit, il me semble essentiel que vous vous mettiez à lire de la doctrine. 

Qu’est-ce que c’est déjà la doctrine ? La doctrine, c’est l’ensemble des avis, points de vue, commentaires et autres analyses donnés par les professeurs de droit et par les praticiens du droit (avocats, magistrats, notaires…). 

La doctrine se retrouve principalement dans les revues juridiques, lesquelles sont accessibles sur Internet (mais aussi à la B.U.). Pour accéder à ces revues doctrinales, vous devez généralement vous connecter via votre intranet et aller dans la bibliothèque numérique. 

Le conseil que je peux vous donner par rapport à la doctrine : c’est d’aller lire – le plus souvent possible – les articles publiés dans les revues dans les thématiques qui te concernent (c’est-à-dire pour les matières de L2).

Je vous en conseille principalement 2 :

  • Le « Recueil Dalloz » (éditeur : Dalloz ; abréviation « D. »)
  • La « Semaine juridique, Edition générale » (éditeur : Lexisnexis ; abréviation « JCP G. »). 
réussir L2 droit

La doctrine est également très utile pour réaliser vos commentaires d’arrêt. Vous devez très rapidement développer un réflexe : lorsque vous avez un commentaire d’arrêt à réaliser, vous devez aller voir les analyses d’arrêt publiées dans les revues doctrinales. Vous trouverez dans ces contenus de nombreuses informations, très utiles pour ton commentaire (évolution de la jurisprudence, points de vue critique, analyses…). 

Bien sûr, vous pourrez vous en inspirer pour établir votre commentaire. Mais, attention : vous ne devez en aucun cas recopier mot pour mot (sauf à citer vos sources…). Le plagiat est légion dans les copies de 2e année ; il peut entrainer de lourdes conséquences pour celui/celle qui s’adonne à cette pratique. A bon entendeur…

3e règle d’or : dédramatiser avec le droit administratif

L’un de mes mantras est de ne pas écouter les personnes qui vous disent que c’est impossible. Cette règle de vie s’applique plus que jamais au droit administratif : n’écoutez pas ceux qui vous disent que c’est chiant, que c’est pas intéressant… et surtout n’écoutez pas ceux qui vous disent que c’est impossible d’avoir la moyenne !

Pour la petite histoire, avant d’entrer en 2e année de droit, j’entendais ça partout. C’est vrai que quand j’ai commencé le droit administratif, ça ne me plaisait pas du tout car mon prof ne rendait pas la matière intéressante. Je me suis donc mis à travailler de façon autonome, par moi-même, et j’ai essayé de me rendre la matière intéressante pour voir en quoi elle pouvait s’appliquer dans ma vie quotidienne. 

Vous voulez tout comprendre en droit administratif ?

Travaillez avec des fiches à jour, complètes et avec tous les arrêts importants à connaître.

En savoir plus sur les fiches ➞

Résultat : j’ai eu près 16 de moyenne en droit administratif aux 2 semestres avec notamment un 18 au partiel au S4 !!!! L’un de mes plus gros exploits. 

Alors, s’il vous plaît, je vous en conjure : n’écoutez pas les mauvaises langues. Si votre prof est génial, il vous donnera sûrement le goût pour la matière. A l’inverse, si son cours est rébarbatif et monocorde, cessez d’aller en CM, bossez de façon autonome, et vous verrez comme c’est intéressant ! 

Vous allez réussir votre L2 droit, j’en suis certain !

Je crois en vous !

Jurixio

Préparez votre rentrée en L2 droit durant l’été !

Découvrez pré-rentrée en ligne pour celles et ceux qui veulent une rentrée en L2 sans stress, en prenant de l’avance sur les autres ✅

Préparez votre L2 de droit dès maintenant ➞