J’ai beaucoup aimé le livre « L’avocation »

Je viens de terminer la lecture du livre d’Aurore Bayard, L’avocation, La vie des avocats enfin révélée (Enrick B. Editions, 2018). Et j’avais envie de t’en parler car je l’ai bien aimé.

De quoi parle le livre ?

Ce livre retrace l’histoire d’une femme âgée de 28 ans, Léa, qui vient d’obtenir son CAPA (Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat) et qui intègre alors la profession d’avocat. Tout au long du roman, elle va découvrir les joies – mais aussi les peines – qui se cachent derrière une telle vocation.

Son bonheur est palpable lorsqu’elle prononça, devant une foule d’avocats et de magistrats, les sacramentelles paroles « Je le jure » lors de sa prestation de serment. Sa nouvelle vie commença alors…

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Extraits du livre

Mais, très rapidement, cette immense joie va vite laisser place au quotidien tumultueux d’un avocat. Léa va vite se rendre compte que tout n’est pas rose dans une telle profession. Commissions d’office, vie privée délaissée, difficultés avec le bâtonnier sont autant de réalités que Léa a dû savoir gérer. Au niveau sentimental, Léa n’est pas non plus épargnée par les déboires amoureux, entre son séduisant patron et un policier difficile à cerner.

Pourquoi je l’ai aimé ?

Au fur et à mesure du livre, on découvre avec Léa ses différents dossiers qui traitent de nombreuses disciplines du droit : procédures de divorce, reconstitutions de crime, problèmes de voisinage…

Le livre est court (290 pages), il se lit très rapidement (je l’ai lu en une demi-journée !). Le style d’écriture est simple et léger, ce qui rend le livre accessible au plus grand nombre.

J’ai beaucoup aimé ce livre car il se veut réaliste, il pourrait tout à fait correspondre au quotidien d’un(e) jeune avocat(e) : commissions d’office, soirées à l’UJA (association de jeunes avocats), horaires à rallonge… En cela, il est un excellent outil pédagogique pour apprivoiser cette mystérieuse profession, qui regorge d’indicibles secrets.

L’autrice n’hésite pas non à édulcorer le romain de quelques anecdotes et digressions sur le métier d’avocat. On y apprend par exemple que tous les avocats de France possèdent une épitoge ornée d’une hermine…excepté les avocats parisiens. La légende raconte que l’épitoge des avocats parisiens serait en deuil depuis que Malesherbes, célèbre avocat de Louis XVI, s’était fait guillotiné pour avoir défendu le roi.

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Le livre idéal à lire sur un transat. Et on n’oublie pas le café et la crème solaire.

Le livre n’hésite pas non plus à apporter quelques éléments de réflexion sur des questions actuelles. Par exemple, l’épineux sujet du budget de la justice est évoqué lorsque l’un des personnages centraux de l’histoire – le patron de Léa – s’emporte dans un monologue sur une « justice de l’abattage », la qualité étant délaissée au profit de la quantité… La thématique de la féminisation de la profession est elle aussi bien présente tout au long de l’histoire.

Les touches d’humour que l’écrivaine distille tout au long du roman sont appréciables et rendent l’histoire très agréable à découvrir.

En bref, je recommande ce livre à tous ceux que le droit intéresse et à ceux qui se destinent à la profession d’avocat. En plus, deux autres tomes ont été publiés, j’ai hâte de les lire !

Toi aussi, tu as envie de les lire ?

Qui est l’auteur ?

Avocate au Barreau de Toulon, Aurore Boyard se passionne pour le droit et sa transmission. Lauréate de la conférence du stage, elle concilie sa pratique professionnelle avec l’écriture (L’avocation, L’avocature [L’avocation Tome 2], L’avocatesse [L’avocation Tome 3]), l’enseignement (en tant que chargée de cours à la faculté de droit de Toulon), la radio (comme chroniqueuse à Sud Radio), et l’organisation du Salon Livres, justice et droit qui se déroule tous les ans à Toulon et dont elle est la co-fondatrice.

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